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mon site : très beaux textes merci

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Je suis arrivée dimanche. Lundi c’était la rentrée. J’allais réellement commencer ma scolarité dans cette fac. Jusque là j’avais pris mes repères, examiné les lieux, et accessoirement les gens. Mais c’est plutôt grand, plutôt rempli de monde. Retrouver mon bogoss, même en sachant qu’il était en HDA, j’évitais d’y penser. Déjà parce que ne penser qu’à une seule personne, qu’on ne connaît pas, et qu’on a vu qu’une fois dans sa vie c’est risqué. Mais c’était plus fort que moi, j’attendais de revoir Topmodel.

J’arrivais à me souvenir de sa dégaine, de son corps, de ses cheveux…de ses pompes, en fait, je me souvenais surtout qu’il était tellement beau qu’il fallait mieux que j’oublie.

Je me suis ramenée à huit heures devant la résidence de Julie, et on s’est dirigé vers le bâtiment. A cette heure précise, on avait pas d’horaires, pas de cours. On s’est dirigées au hasard vers le couloir histoire des arts, voir ce qu’il s’y passait, fallait bien trouver un emploi du temps.

Quand on est arrivées, il y’avait une masse de gens agglutinée devant un mur, écrasée entre un escalier et un autre couloir, bref, il restait plus qu’à s’approcher pour voir.

Moi et mon mètre vingt, un peu de sans gène et des « pardon…pardon » on a réussi à ramper jusqu’aux panneaux. Y’avait des feuilles et des trucs dessus, quant à savoir quoi….ça demandait réflexion. Juste pour suivre le mouvement j’ai sorti mon agenda, et je me suis mise à examiner les trucs écrits sur ces pages.

C’était bien licence 1. Histoire des arts. Bon. Je tenais le bon bout.

Après dix minutes, j’avais un emploi du temps à peu près en forme. Pas très rempli mais qui parle de se plaindre ???!

Julie avait accédé à une distance honnête du panneaux, elle notait aussi l’emploi du temps.

Pour info, nous ne sommes pas dans le même groupe, mais l’organisation des cours est foutue de telle façon qu’en amphi on est toujours ensemble. En plus de se procurer des horaires, on était dans un lieu stratégique de la rentrée : là ou tout les gens qu’on allait fréquenter étaient réunis, tous aussi au courant de l’organisation que nous. C’était facile d’entrer en contact avec la populas : « heu, c’est quoi ça ? » « Je sais pas » « moi non plus » « et toi » « baaaah » « haha, ok ! »

Donc, comme on avait rien à faire de la matinée, ni même de l’aprem, on s’est baladées dans la fac, à la recherche des salles dans les couloirs labyrinthiques, à mater les drédeux et autres spécimens…à la recherche de deux spécimens particuliers, mais en voie de disparition : les deux qu’on avait vu à la pré rentré surnommé Duf pour l’inaccessible fantasme de Julie, et Topmodel pour le mien.

Jusque là personne à l’horizon. On zonait autour du couloir d’affichage. Et puis, Julie devient pale et s’agrippe à mon bras, elle s’arrête dans le milieu du couloir et bafouille « hey….c’est….lui » j’ai jeté un œil à la foule, un peu derrière, une touff monumentale, une tronche sans expression et un accoutrement non identifié, Duf, notait ses horaires. On s’est approché, on a mieux vu. J’étais d’accord avec elle, il est beau. On a essayé de résoudre le mystère de ses cheveux, à savoir si l’effet « pas lavé depuis un mois » était artificiel ou non, mais difficile a savoir… même problème pour essayer de comprendre comment son fut réussissait à tenir au niveau des genoux sans l’empêcher de marcher. A mater les gens depuis le début de la matinée, je commençais à avoir faim. On est allé se chercher un sandwich, on s’est posé sur un muret et on a attendu l’apparition du saint esprit en discutant sur l’effet que ça nous faisait d’être là….

Et puis, on est retourné à nos affiches. Je commençais à penser que j’reverrai plus jamais Topmodel. Et s’il avait changé de cursus ? S’il était reparti en vacs ? Si….si….

Si j'avais oublié son visage?....

On arrivait à notre couloir quand mon cœur s’est arrêté.

I saw an angel ; Of that I’m sure….

 

Julie m’avait répondu quand je lui disais

« je l’ai vu qu’une fois, si ça s’trouve il est là, mais j’le reconnais pas… »

« nan, impossible, ça te ferai un tilt, obligé »

soit…mais pas encore de tilt jusque LA. De dos, dans la pénombre, une tète qui dépasse des autre, à vingt mètres de distance. J’avançais pas à pas jusqu'à arriver à coté de lui. L’air de rien, je me suis prostrée devant les panneaux (que je connaissais par cœur à force) et j’ai fais genre de me passionner pour l’emploi du temps, en cachant mon agenda rempli et colorié de toutes les couleurs depuis neuf heure du mat. A l’heure qu’il était il n'y’avait plus personne devant les panneaux, on était deux pèlerins à noter les heures. J’étais transformée en statue, plus possible de bouger un orteil, complètement fossilisé par sa présence. C’était bien lui…le même, aussi beau….

Et c’est peu dire.

Je ne savais pas si je devais me casser de là, si je devais lui parler, parce que c’était comme ça, j’étais destiné à être sa pote, parce qu’il était paumé et que j’étais plus que sous son charme. En fait, j’étais paralysée, je comptais dans ma tète les secondes avant d’ouvrir la bouche « allé à trois tu parles » un deux….tr…ois….

Pour me donner une contenance je me retournais vers Julie, je regardais le paysage, en passant bien lentement sur lui, en posant avec insistance mes yeux sur le bout de feuille gribouillé raturé qu'il tenait dans ses mains genre « je cherche ton nom, ton groupe, rien en fait, juste pour te regarder mais sans te regarder »….

Et puis il était à coté de la rambarde, je sentais qu’il me regardait aussi…je suis monté sur l’escalier, à coté de Julie, en essayant de me décider à lui parler…et je l’ai vu se barrer…

Le flip de ma vie. Il allait partir, je louperai sûrement la seule occaz de lui adresser la parole, il était tout seul, et dans quelque heure plein de meufs fascinées par lui lui auront sauté dessus et j’aurai perdu toute chance d’approcher de près le coup de foudre de ma vie.

 

I saw her face, in a crowded place….

Je le regarderai de loin, je le verrai sortir avec des filles super belles     ….tout ça parce qu’à cet instant précis il partait…et…et…puis…

Il revenait !!!

Mon sang n’a fait qu’un tour dans mon corps le voyant se re poser devant moi, face aux affiches, je lui ai posé une main sur l’épaule « hey » il s’est retourné vers moi en posant ses yeux hypnotiques sur moi :

« scuz moi, t’as compris l’histoire des bdb ? »

« heu nan »

« hum…ah. Bah tant pi. »

J’ai blablaté d’autre trucs vers Julie, ou vers personne en fait juste pour pas m’arrêter cash de parler comme ça…

Et puis, on a tourné un peu partout, en restant dans le coin voir ce qu’il faisait, et puis, il devait avoir fini, il s’est avancé vers moi

« heu, tu saurais pas où est le gymnase ? » il me parlait, a moi ! J’étais pas invisible, il m’avait dit « tu »….

Le temps que je réagisse et que j’intègre la situation

« bah…j’sais pas…heu…maiiis !!!! Tiens j’ai le plan de la fac (j’ai brandi un truc ou y’avait un plan, sait on jamais, genre je cherche, pas lui dire non comme ça…) regarde si tu trouves… »

Il s’est penché sur mon épaule (aaaagggrrrr) mais moi j’étais pas en état de me concentrer sur autre chose que sur lui…je sais pas s’il a vraiment cherché, mais il m’a dit « bon…j’vois pas, hum merci quand même… » Il a sourit (AAGGGRR) et il est parti. Ouai.

J’suis allé m’asseoir sur les marches à coté de Julie, un sourire niais collé aux lèvres. J’arrivais pas à m’en défaire. Je lâchais des petits « daaah… » « pfouuu » « rolalala….rolalala…waa »

J’avais manifestement plus de vocabulaire. J’avais le regard dans le vague et un peu de bave au coin de la lèvre. Julie m’a sorti de mon coma « hey ? On reste la ? » « daaaaah…. » « heu oui….certainement….bon… »

Bah évidemment, y’avait pas Duf dans le coin ! Chacun son tour, il me faudrait un quart d’heure pour être de nouveau fonctionnelle, comme elle avait mi un quart d’heure à retrouver un regard net. En fait je crois qu’on a tourné un peu. J’essayais d’évacuer le trop plein d’émotion, la joie de savoir qu’il avait un groupe, qu’il serait tout les jours à la fac, qu’il savait que j’existais….qu’il était paumé !

Et puis, j’ai attrapé un café dans une des centaines de machine à café disséminé un peu partout (tout les dix mètres) dans la fac pour me remettre les idées en place, et on est redescendu se poser sur notre escalier. Affalée au milieu du chemin, barrant la route à toute personne désirant descendre les quelques marches que nous occupions, nous regardions défiler tout les spécimens encore inconnu de bogoss en tout genre, quand j’ai entendu une voix presque déjà familière au dessus de moi, quelques marches plus haut

« pardon »

J’ai levé les yeux derrière au dessus de moi (jme suis tordu le cou subitement) c’était topmodel. Les autres avaient effectué des effets de souplesse pour enjamber à la fois mes jambes et celle de Julie, mais lui n’avait pas l’air décidé. Je me suis dégagée, et je me suis carrément levée aussi. On devait aller à notre premier cour en amphi, et je sais plus qui a demandé quoi, mais on s’est retrouvé à parler, lui marchant à coté de moi, comme si on était trois potes, et t’es dans quel groupe, et t’as trouvé le gymnase, et sinon à pars ça ? blabla…

Et puis quand je me suis arrêté devant l’amphi je pensais continuer à papoter mais il a tracé sa route. Sur le coup, j’étais un peu deg, mais en y pensant, j’aurai fait la même chose ! En pensant qu’il avait apparemment la même façon de réagir que moi jusque là…ça m’a fait drôle, mais quelque chose me disait que c’était bon à savoir pour mes plans a venir. Je saurais quoi faire et ne pas faire, il suffirait de me mettre à sa place.

L’heure d’amphi est vite passée, et je savais pour avoir mémorisé toutes les heures des feuilles qu’il avait cour juste après nous. Alors julie et moi nous sommes posées sur un banc à coté des portes, à coté de la machine à café, et on a attendu une heure qu’il sorte. On l’a vu passer, et on est partie.

 

I don’t think that I’ll see him again, but we shared a moment that will last till the end….

Mardi. Je savais pas ce qu’il pouvait se produire. Plein de choses pouvaient être imaginées :

-Il se fait des potes. Il oublie que je lui ai un jour parlé.

-Il est assailli de toutes part par des meuf affolées par sa beauté, et il sait plus où donner de la tète

-Il pense à moi autant que je pense à lui, et cogite à comment réagir face à moi.

Perso, je voulais pas y penser, mais j’avais besoin que Julie me rassure toute les cinq minutes. On a monté un programme : j’avais réussi à lui parler, prochaine étape, réussir à lui reparler naturellement, au moins qu’il me reconnaisse.

On se balade dans les couloirs, et dans ce fameux couloirs, sombre, je marche droit devant et j’aperçois quelqu’un qui me sourit et murmure un « salut » dans le noir….j’ai pas eu le temps de réaliser que c’était lui que j’ai freiné d’un coup pour lui rendre seulement son « salut » sans même parvenir à sourire à temps…

Malheur !

Qu’est ce qu’il allait penser ?!!

Que je le snobais ? Que je me la pétais ? arf !!!!

Bon, faudrait rattraper le coup ! Il pouvait pas imaginer ça, rester sur cette image de moi qui passe sans même le voir !

Tragique.

Mais jeudi, tout basculait.

On s’est tapé deux heures interminables d’info sur les bibli à regarder le projection sur toile blanche d’un écran d’ordi relatant les milliard d’ouvrages répertoriés par lettre et numéro, classement de Dewey, silence et bruit, et j’en passe…j’ai cru que j’allais périr d’ennui dans cette salle (sauf quand mon portable à réveillé toute la classe en sonnant…mais j’ai eu le temps de me rendormir la demi heure suivante) et nous fumes libérés. Je me suis enroulée dans mes écharpes, mitaines, pull, sacs, etc et je suis sortie de la salle. Je rigolais comme une otarie quand j’ai aperçu Topmodel accoudé au mur. Cash sans réfléchir un quart de seconde je me suis approchée de lui et je lui ai fais la bise. « Salut »

J’ai souri en baissant les yeux et en continuant ma route esquivant les gens dans qui je pouvais foncer, j’ai passé le coin du couloir, Julie m’a rattrapé « oh putain !!! T’es sérieuse !!! » J’ai repassé l’épisode dans ma tète, replacé les éléments dans leurs contexte du mieux possible, j’arrivais pas a comprendre que moi j’avais pu faire ça ! Est ce que le destin me donnait cette assurance parce que cela devait se passer comme ça, il fallait que la vie nous rapproche d’une façon ou d’une autre, si ce n’était pas lui c’était donc moi, et voila…

Dit comme ça, j’ai à l’évidence l’air d’une gamine de quatre ans qui invite le mignon petit blond de la classe des grands à son anniversaire manger du gâteau au chocolat avec des ballons, foutez vous de ma gueule, mais c’est plus difficile à dire qu’à faire, et j’suis sure que tout celles qui lisent ont déjà pensé ou ressenti ça !

J’avais une espèce de chaleur en moi, et je passais ma main sur les joues…je sentais encore sa peau de bébé sur mes vieilles joues…arf, Mathilde, garde confiance !

Julie s’enflammais avec moi, je souriais intérieurement de mon audace, toute fière de moi, pleine de films dans la tète…

 

And I don’t know what to do, cuz I never be with you….

 

Et puis vient vendredi.

Trois heures d’amphi. Je savais qu’il sortait de son amphi en même temps que moi, mais je n’avais vu personne. Il pleuvais. Je devais partir à trois heures en tgv, et j’allais finir la semaine sur cette piètre fin, rien de nouveau.

Pour ne pas fondre sous la pluie, je tenais un Lilleplus sur ma tète, et j’affrontais le vieux temps jusqu'à la résidence de Julie ou je devais la laisser jusqu'à lundi. Elle m’a prêté deux euros parce que je suis pauvre, et que j’avais rien à manger. On s’est dit au revoir, et je me suis dirigée vers le magasin de bouff blindé, mais qui vend des sandwichs avec salade, tomate, jambon, sans beurre, sans mayo, sans rien en fait…

Je suis repartie avec mon casse-croûte tout sec, j’ai croqué goulûment dedans, cinq minutes de perdues, ordonnées par le destin. Je marchais en bouffant, me foutant plein de miettes sur le pull et de la salade dans les dents, emportée par ma musique, le vent et le week end, limite en train de danser et j’ai aperçu au loin une démarche à la Julien, épaules-carrées- ptit-boule, mais c’était pas ses cheveux. J’ai regardé les pompes voir….Topmodel !!!!

Je tape un sprint au milieu de la route, sauvant ma peau d’un bus menaçant pour aller me coller un mètre pile derrière lui. Il marchait vite ce fada ! Je reprenais mon souffle autant que possible, s’il venait à me remarquer, que j’ai l’air moins essoufflée qu’à cet instant. Et passé l’arrêt de bus, sans raison apparente, il se retourne, son regard traverse l’horizon (dont je faisais partie vu que j’m’étais collée derrière lui) et le temps que l’info fasse le tour de son cerveau, il pivote sur lui-même et s’exclame « hey ! »

Il s’arrête, je m’arrête, s’avance vers moi je souris de mes dents pleines de salade verte et il se baisse à mon niveau nain de jardin pour me faire la bise, ouai à moiiii !!!!!

C’est LUI qui m’a fait la bise, pas moi ! Moi c’était le hasard si je me trouvais là, c’est pas moi qui le harcèle du coup ! Il aurait très bien pu tracer sa route !

NON il s’est arrêté, souriant (ce qui m’a fait croire que ça lui faisait plaisir)

Et puis gâchant la magie de l’instant, il me sort un truc tout péteux : « j’te reconnais jamais » ! puuffffffffff !!!

Je me suis rassurée en pensant que c’était la première chose qui lui avait traversé l’esprit (on dit pas toujours des choses intelligentes quand on réfléchi pas) et qu’il disait ça comme pour justifier le fait qu’il avait mis 2secondes à replacer ma tète dans la case : « meuf sympa si j’ai pas de potes » et pour justifier son volte face la seconde précédente.

Perso, je me serais pas fâchée s’il avait rien dit, mais j’ai renchéri d’un « ah ! sympa ! » histoire de le faire réagir, et peut être culpabiliser pour retirer cette intro foireuse à notre dialogue à venir. Pas contrariant le mec, après m’avoir fait fondre d’un sourire pas imaginable ailleurs qu’en rêve (d’ailleurs si j’avais pas été de glace (mouahaha) j’aurais culpabilisé moi-même de le charrier avec ma susceptibilité)  « oooh mais c’est pas méchant hein !!! » alors la j’ai craqué, il pouvait dire ce qu’il voulait, j’étais embobinée. J’me suis mise à imaginer qu’il était charmé (par moi ? pourquoi ? comme ça, parce que j’aimais bien imaginer ça) (j’me flatte pour prendre de l’assurance, j’en avais besoin à ce moment là) et j’me suis dit qu’en fait à ce moment là, derrière son sourire (qui faisait ralentir toutes les passantes sur le trottoir) il se disait « tin qu’est ce que tu dis pov’mec, t’as rien trouvé de mieux ? » alors que j’me disais « quoi tu me reconnais jamais ? Je me fond dans le décor c’est ça ? j’suis tellement insignifiante qu’il te faut un quart d’heure pour te souvenir que j’suis ta future copine face de poulpe ?! »

Donc voila on se souriait, il me regardait, je le regardais….tantantan…tidou…tidadouuu…

On arrivait devant les machin à composter, il me demandait plein de trucs auxquels j’essayais de répondre avec le plus de clarté possible, sans bafouiller, ni paniquer, et je m’apprêtais à lui dire que j’habitais dans l’Oise quand j’me suis souvenu que j’avais pas de ticket moi, qu’il venait de biper le sien, et qu’a moins de frauder ouvertement sous son nez en passant pour une fraudeuse que j’étais, risquer de me prendre une prune devant lui et lui montrer clairement que j’étais prête à tout pour pas le lâcher d’une semelle j’était grillée. Du coup je murmure calmement « j’ai pas de ticket, faut que j’en achète un » en attendant une réaction.

Plusieurs solutions : il se casse en lâchant un salut, il continu de parler sans faire gaffe à ce détail et j’ai l’air con quand même, et dernière solution inenvisageable mais qui s’est avérée possible dans le monde réel : il m’attend !

Pendant tout notre échange de mots, on a tout deux fait mine de passer dans le coin, genre on va dans la même direction, c’est le hasard, comme deux êtres civilisés on parle…mais là, j’était grillée, il l’était aussi. J’ai fais genre d’aller chercher mon ticket sans grande conviction voir ce qu’il allait faire. Il faisait rien, il avançait pas, reculait pas, il restait en plan à coté du composteur sans savoir s’il se barrait et m’abandonnait ou s’il me suivait et montrait qu’il appréciait ma présence. J’ai ralenti, marchant à reculons pour l’inciter à pas me laisser là, pitié te barre pas….je me suis dirigée vers la machine.

Cette foutu machine qui me donne jamais de ticket si j’ai pas DEUX pièces de 50 et une de 20. J’ai redouté le moment ou j’allais m’acharner sur la chose parce qu’elle refuserait d’avaler mes pièces, et recommencer l’épreuve cinq ou six fois comme d’ab, laissant le bogoss s’échapper avec d’autres meuf, comme celles là….avec qui il s’était mis à parler. Ok elles étaient moches, ok il avait le droit de répondre à toute personne de sexe féminin qui lui adressait la parole, je n’étais rien pour lui et sûrement pas apte à jalouser sur ce genre de vision. J’ai vite attrapé mon ticket et j’ai tracé jusqu'à l’escalier en le regardant avec insistance.

You’re beautiful….you’re beautiful…

Il a fait quelques pas dans ma direction donnant fin à la discussion avec les deux groupies bavantes « heuuu…salut hein…salut » et il m’a suivi avec un sourire waaaa…. (Mathilde…tu baves…). Entre temps, j’ai eu le temps de passer ma main sur ma bouche pour évincer les résidu mietteux du sandwich, et les morceaux verts dans les dents qui m’auraient fait perdre toute chance de l’intéresser (déjà pas très lourdes les chances alors…)

On est descendu en continuant de parler tout naturellement. D’abord il m’a demandé si j’avais fini ma journée, affirmatif, d’ailleurs je rentrais chez moi me préparer à reprendre le train à trois heure ; il m’a donc demandé ou j’habitais, ce à quoi j’ai répondu que j’étais de l’Oise

« moi aussi ! » quoi ??? (NAAAN) « Tu rentres le weed end ? » « ouai, mais j’ai encore cours cet aprem, j’prends le tgv à cinq heures » tsssss….

J’étais en panne sèche, mais pas lui manifestement : « ça s’passe bien les cours jusque là ? »

Ouai tranquille, j’ai déjà une tonne de feuilles volantes illisibles parce que trop mal écris, j’ai pas internet et pas moyen de faire de recherches, j’ai des prof psychopathes hargneux qui parlent comme des présentateurs tv sans qu’on puisse noter quoique ce soit, j’ai loupé le premier TD d’art médiéval parce que j’avais oublié que ça existait, et en plus je suis pas dans ton groupe.

« ouai ça va bien jusque là… » J’ai souri comme pour le remercier de s’y intéresser.

« T’es dans quel groupe déjà ? » mais j’te l’ai déjà dit coco souviens toi…

« Le 1, et Julie dans le 2, mais on a souvent cours ensembles les horaires s’intercalent »

Il acquiesce genre « cool pour vous » et puis, il s’est tu un instant alors que les gens nous mataient autour…ou c’est moi qui rêvais…

Oui oui braves gens, je parle bien à ce mec, moi la petite naine là qu’il regarde avec ce sourire là ! D’habitude quand je voyais un bogoss parler à une meuf, j’étais deg, ça m’arriverai jamais, mais là, je parlais à Topmodel, en fait non, Il me parlait, je faisais que répondre, les gens pouvaient imaginer qu’on était les meilleurs amis du monde…

Il me parlait en baissant les yeux, en les relevant trop rapidement pour que je puisse voir la couleur de ses yeux (j’avais dit a Julie que la prochaine fois que j’lui parlais (si j’lui parlais un jour) je regarderai) alors pour une fois que ce n’était pas moi qui baissait les yeux, j’ai pu l’observer a loisir pendant les deux minutes de trajet. Quelle sorte d’artiste n’est pas perpétuellement à la recherche du Beau ? C’était pas tant de l’attirance, c’était de l’étonnement, de l’admiration…   bien sur que j’éprouvais de l’attirance, mais il m’intriguait, non seulement parce que son manque d’assurance ne collait pas avec son physique, il aurait du me prendre de haut et jeter des coups d’œil furtifs vers moi, mais non il parlait doucement avec une sorte de retenu, comme si on parlait tout les deux sur un terrain glissant qui risquait de nous faire trébucher à tout moment. Je sentais qu’il était intelligent, le genre de mecs que j’attendais de rencontrer depuis toujours, avec qui je pourrais parler des heures…le genre de mec en histoire des arts, comme moi, genre sportif, comme moi, genre qui réfléchi a tout ce qu’il dit…comme moi…

 

You’re beautiful it’s true…

Il avait le teint halé, alors que je devais être blanche comme un cul, à moitié trempée par la pluie. Un peu plus foncé sur les joues, rasé de près, mais on voyait quand même la démarcation. Y’avait des gouttes d’eau qui tombaient de ses cheveux et qui brillaient en coulant sur ses joues (ça m’a omnubilée pendant cinq minutes) et des longs cils noirs qui donnaient l’impression à ses yeux d’être maquillés. Moi je devais avoir tout le noir en ruine, le mascara qui coule et le fard qui disparaît… arf, à quoi je ressemblais ?

« Tu as vu le monde qu’il y’avait dans le métro ce matin ?! »

J’ai omis de dire que j’avais été obligé de me cacher à toute vitesse quand un contrôleur est monté et qu’il a demandé un titre de transport au mec à coté de moi, que j’ai échappé de peu à la mort en ramenant trente euros de prune à mes parents…

« ouai !!! En plus j’étais face à un vieux qui puait de la gueule ! »

MERDE …qu’est ce que j’ai dit ??? La vérité…mais la vieille assise à coté de nous lève la tète vers moi, et le bogoss se met à éclater de rire… bon, point positif je connais son rire génial maintenant…mais ma diarrhée verbale ne m’avait pas encore fait défaut jusque là, et le micro annonce « Hellemmes » sur ce dernier mot…

« Bon bah…j’dois descendre, salut » il se baisse pour me faire la bise en gardant son sourire timide, mais toujours amusé. Je cache mon regard triste sans ajouter « enchantée d’avoir causé avec toi » ni « mon nom c’est…tiens mon num, et ton nom c’est ? » « On ira se promener sous la pluie encore ? »

Moi et ma petite jupette rose on sors du wagon le mieux fréquenté de tout le métro lillois pour monter les escaliers devenus subitement dangereux, en levant la tète fièrement et en évitant de se vautrer lamentablement sur la première marche, la plus difficile, puisque j’étais encore dans son champs de vision, peut être qu’il me regardait encore de dos, énorme et mal coiffée, mais peut importe…carpe diem…J’étais aux anges….

 

But it’s time to face the truth, I will never be with you…

 

 

 

Ecrit par nolita, à 11:33 dans la rubrique "Actualités".

Commentaires :

  MangakaDine
MangakaDine
02-10-05
à 22:33

Bah tu t'ennuies pas à la fac!!!!!!
C'est mignon comme tout! J'ai hate de connaitre le début de l'idylle Top Model/ Face de Poulpe....feuilleton à succès garanti! Ah c'est trop bien ce qui t'arrive, sérieux. Chuis sure que tu pourrais y aller la tête baissée. Ce que tu ne feras pas, évidemment. Après tout, tu as bien raison. C'est naturelle qu'il t'aime, ce petit bout d'homme.

  ryne
ryne
06-10-05
à 02:42

J'adore lire les articles ou je peux clairement visualiser les lieux!

Il y a aussi que j'adore me faire tes paves. Je sais pas exactement pour toi.

Je repasse encore et encore.

Bonne chance avec le mister ;)


  nolita
nolita
07-10-05
à 21:32

Re:

daaaah! Merci à toutes les deux de vous farcir mes pavés lol! Ça fait super plaisir de voir que j'suis pas totalement abandonnée quand j'ai pas d'internet!

Dine, tête baissée faut pas trop en demander, déjà parce que je suis pas une bombe et en plus j’suis coincée du cul, alors c’est hyper chaud....j'étais complètement folle en début de semaine mais ça se gâte, espérons que ce ne soit qu'une petite baisse de régime pour repartir de plus belle, sinon mon feuilleton à succès va tomber a l'eau avec mon moral! Ça serait balo!

Et puis Ryne, merci beaucoup! T’as du courage et ça me fait d'autant plus plaisir que tu ailles jusqu'au bout! j'vous embrasse toute les deux!!!

Et au fait, j’ai toujours pas revu Julien, c’est pathétique….




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